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"Mireille a aujourd'hui tout juste 40 ans et moi 23. Quand
les gens nous voient dans la rue, main dans la main, ils nous prennent
souvent pour la mère et sa fille. Nous croisons plus d'un
regard étonné quand nous échangeons de fougueux
baisers. Il faut dire que nous aimons bien choquer notre entourage
ou les passants et que notre relation n'est pas totalement exempte
de perversité. Nous vivons notre passion au grand jour et
ne souhaitons pas cacher nos sentiments et nos désirs.
Cet après-midi, par exemple, nous sommes à la piscine
municipale. Nous aimons bien nous y rendre pour faire quelques longueurs
ensemble et muscler nos corps de femmes . Nous aimons particulièrement
batifoler dans l'eau tiède et apprécier visuellement
nos corps à demi-nus sous nos maillots. Ce genre d'escapade
régulière constitue souvent une entrée en matière
favorable pour une soirée qui s'annonce agitée, sexuellement
parlant. Il n'est pas rare que nous quittions précipitamment
les lieux, affolées par les caresses furtives que nous échangeons
dans les bassins ou sous la douche, lors de notre toilette. Sitôt
arrivées à la maison nous laissons alors libre cours
à nos pulsions les plus folles. Notre relation repose beaucoup,
il faut l'avouer sur son pilier sexuel, même si j'éprouve
aussi du plaisir plus " cérébral " avec
Mireille.
Aujourd'hui, nous avons décidé d'allumer un peu les
bourgeoises qui viennent, tout comme nous, pratiquer leur activité
physique favorite à la piscine. Dès notre entrée
dans le bassin, nous repérons une femme, la quarantaine déjà
bien entamée, qui enchaîne longueur après longueur
avec un style assuré. Je profite de mes fréquents
passages à sa hauteur dans la ligne d'eau pour l'effleurer
à plusieurs reprises. Au bout de trois ou quatre petits chocs
faussement involontaires, je finis par m'excuser en me fendant d'un
large sourire innocent. Je dois paraître sincère et
plutôt sympathique à la femme qui me répond
pareillement.
Maintenant que j'ai diaboliquement réussi à attirer
son attention, il va falloir passer à la phase deux de notre
plan pervers. A l'issue d'une énième longueur, je
rejoins donc Mireille au bout du bassin et vient impudiquement me
coller contre elle. Un petit rebord, tout au fond de l'eau, nous
permet de nous poser en délicatesse. Je m'accroche à
ma copine qui se tient à la petite gouttière qui permet
l'écoulement du trop-plein d'eau. Quand la femme arrive au
bout de la ligne d'eau, en vue de notre couple, je roule un patin
d'enfer à Mireille, qui me le rend bien. Nos langues se cherchent
et, une fois passée la barrière fragile de nos lèvres,
s'enroulent avec délicatesse dans nos bouches avides. Je
m'assure discrètement du fait que notre inconnue quadragénaire
ne perd pas une miette du spectacle. Celle-ci entame déjà
un nouvel aller-retour, non sans avoir jeté un dernier regard
empreint d'étonnement, voire de stupeur, vers nous deux.
Pendant tout le temps que dure son trajet, je sens la langue agile
de Mireille qui virevolte dans ma bouche, touchant ma langue et
mes joues. Je me colle contre son corps, plaquant mes petits seins
sur sa poitrine gonflée, glissant subrepticement une de mes
jambes entre ses cuisses fuselées. Nous ne formons plus qu'une
quand la bourgeoise ébahie revient à nouveau vers
nous. Cette fois-ci, elle ne peut plus guère avoir de doutes
quant à la nature de notre relation. Visiblement, le spectacle
l'intéresse plus qu'elle ne souhaiterait le montrer. L'air
de ne pas y toucher, elle cesse de nager pour venir se poser sur
le bord perpendiculaire au notre, à quelques mètres
seulement de nous. Bien qu'elle tente maladroitement de dissimuler
son intérêt pour la situation, les illades qu'elle
lance fréquemment dans notre direction ne nous trompent pas.
Depuis que je pratique ce genre de joyeuseté avec Mireille,
j'ai appris à connaître ce type de femmes et je sais
aujourd'hui qu'elles restent rarement insensibles au spectacle que
nous leurs offrons. Je suis intimement persuadée qu'en toute
femme, il y a une lesbienne qui sommeille."
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