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Aujourd'hui on ne m'appelle plus Dodo comme quand j'avais dix ans,
mais Dominique. Je n'ai jamais aimé ce prénom que
mes parents m'ont donné. Je trouvais que ça ne convenait
pas pour une fille, d'autant plus que l'un de mes premiers instituteurs
portait le même. En fait, je n'ai pas de chance : j'ai un
prénom qui colle avec mon physique androgyne. Je n'ai toujours
pas plus de poitrine maintenant et mes hanches sont étroites
comme celles d'un tout jeune homme. J'ai quand même une taille
mais on ne peut pas dire qu'elle soit mise en valeur par des rondeurs
comme elles devraient l'être normalement. Je n'ai pas les
fesses très rebondies et, de dos, on peut me prendre pour
un mâle sans la moindre difficulté. C'est encore plus
vrai quand je porte un pantalon ou un survêtement. Lorsque,
pour sortir, j'enfile une robe ou une jupe et que je me regarde
dans le miroir, j'ai bien du mal à me trouver féminine.
J'essaye de rattraper le coup en laissant pousser mes cheveux, mais
cela ne m'a pas empêcher de vivre des expérience bizarres,
y compris avec des hommes qui préfèrent les hommes.
Ce sont ces aventures que je veux vous raconter aujourd'hui.
Ma particularité physique n'a pas été vraiment
un avantage pour mon épanouissement sentimental ou sexuel
durant mon adolescence. Les garçons du collège puis
du lycée ne me regardaient pas, du moins pas avec les yeux
du désir, ceux qu'ils avaient pour d'autres camarades plus
féminines. Pourtant, j'avais des besoins à combler,
comme toutes les filles de mon âge. Durant ces années-là,
je me suis beaucoup masturbée. Je me demande si l'intensité
de mes envies n'était pas en partie une conséquence
de mon anatomie un peu hors norme. En fait, j'en suis venu peu à
peu à m'interroger sur la composante physiologique de ma
personnalité. J'ai posé la question à mon gynécologue
et il m'a expliqué que, oui, sans doute, il était
fort probable que mon corps sécrète en trop grande
quantité des hormones mâles. Il m'a proposé
un dosage hormonal pour en avoir le cur net. J'ai accepté
et les résultats ont confirmé ses soupçons.
Il m'a cependant assuré que cela ne m'empêcherait pas
de devenir mère et que je pourrais enfanter tout à
fait normalement. J'ai été convaincue de ne pas entreprendre
de traitement pour modifier la donne quand il m'a expliqué
les avantages que comportait ma situation pour ma santé,
en particulier le fait de ne pas craindre l'apparition des vergetures
et autres culottes de cheval qui risquaient d'affecter tôt
ou tard mes camarades. Toutes ces explications m'ont permis de me
sentir beaucoup mieux psychologiquement et d'accepter ma relative
différence malgré les inconvénients qui en
découlaient.
Il faut dire aussi que, peu après cette visite chez le médecin,
certains évènements se sont produits qui m'ont amenée
à relativiser mes soucis et, même, à en accepter
l'augure. L'idée faisait peu à peu son chemin dans
mon esprit que j'allais pouvoir tirer avantage de mon physique inhabituel
malgré tout. Ce fut notamment le cas de ma rencontre avec
Marielle, la nouvelle prof particulière de ma jeune sur.
A cette époque, donc, je venais d'avoir dix-huit ans. Je
me sentais moins mal à l'aise depuis que j'avais accepté
ma différence. Ma vie amoureuse n'avait pas pour autant pris
un nouveau tour. J'étais toujours seule et c'est vrai que
je ne me pensais pas très attirante. Parallèlement,
je sentais grandir en moi des besoins sexuels de plus en plus intenses.
Je me branlais beaucoup, tous les jours voir plusieurs fois dans
la même journée. J'aimais bien me tripoter le sexe,
parfois même alors que le moment semblait mal choisi. C'est
comme cela que ma relation avec Marielle a démarrée.
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